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samedi 29 octobre 2016

Lectures tunisiennes ... "Tunisian Yankee" de cécile Oumhani,

Un coin de ma bibliothèque, 
Lectures tunisiennes... 

L'autre rive de la Méditerranée, révèle également des auteur(e)s et des livres méritant notre attention ! Ils manient le français parfaitement, et ont souvent l'avantage sur nos écrivains c'est de pouvoir s'exprimer dans les deux langues, parfois plus, avec la même facilité.

"Tunisian Yankee" de Cécile Oumhani 
récemment publié par les éditions ELYZAD (Tunis)

Quatrième de couverture :

Qui est ce soldat blessé sur une route de l’Oise en 1918, débarqué avec les troupes américaines ? Épris de liberté et de justice, Daoud a quitté son pays pour échapper au poids de l’autorité, celle de son père, mais aussi celle du Protectorat français. C’est à New-York, dans le bouillonnant quartier de Little Syria, qu’il voudrait enfin poser ses valises, construire son avenir aux côtés de la belle Elena. Les rêves du jeune Tunisien vont cependant se frotter aux fracas de l’Histoire.

Quelle place tiennent les désirs d’un homme lorsque la marche du monde s’accélère ? 
De l’esclavage à la guerre de tranchées en passant par la lutte pour l’indépendance, entre bouleversements politiques et inventions merveilleuses, Cécile Oumhani nous convie à un voyage foisonnant. Sur les pas d’un exilé du siècle au destin saisissant. 




Sujet
Sous le Protectorat français, la jeunesse étouffe, on sent la fin d’une époque où pour s’exprimer, et avoir l’impression de vivre enfin selon leurs aspirations, il va falloir rompre les amarres. Aussi difficile que cela soit, Daoud, n’a pas le choix.

Il prend sa valise discrètement, et entame le voyage vers sa nouvelle vie, avec une lettre de recommandation, une adresse, et un petit bout de tissu, un poisson brodé dans sa poche !

La Première Guerre mondiale 14/18 va s’imposer à tous les hommes, jeunes et moins jeunes, et aussi aux familles qui subiront tant de leurs côtés. Qu'importe le lieu où ils se trouvent ! 



En Bref :
Hiver  1917, Un camp de l’armée américaine près de Saint-Nazaire. 
« Sand-nigger »  (nègre des sables) Dawood, explose, il ne supporte pas ce surnom, de la part d’un raciste qui cherche la  bagarre, ce qui lui vaudra quelques jours de taule ! 
Puis il comprend que c'est l'ennemi qui leur tire dessus qu'il faut éviter de se faire casser la figure par un soldat de son camp et combattre. Les copains tombent, tous les jours ou presque. Un jour lui aussi, peut-être. Effectivement, après une grave blessure, il se retrouve sur un lit d’hôpital, où il va revivre sa vie. Entre les souvenirs qui lui reviennent, après une piqûre de morphine, pour qu’il oublie la douleur. Les soins du docteur Macintosh, qui souvent parle avec lui, seul humain, avec l’infirmière, dans cette boucherie ! 

Son enfance, orphelin de mère, c'est ce que son père lui a dit, c'est la nourrice Mouldia, qui s'occupera de lui, tout le temps. Son père, lui, il a voulu prendre une seconde femme, reniant le serment qu'il avait signé avec sa mère. Il l'a répudiée, l'empêchant d'emmener son fils avec elle lorsqu'elle est partie. C'est Mouldia qui lui a raconté bien plus tard...
Son père, d'ailleurs il avait même oublié son existence. ... 

On comprend mieux cette envie de fuir, d'aller voir ailleurs !

A New York, au hasard de ses longues marches, il arrive dans un café sur Atlantic Avenue. Deux hommes s'installent, il repense à ses causeries avec ses amis, intellectuels aussi à Bab Souika.



 Y aurait-il parmi eux Khalil Gibran, et Ameen Rihani ? Aura-t-il le courage de surpasser sa timidité et de leur parler ? De s'intégrer à nouveau à un groupe pour reparler de culture, d'espoir en une vie meilleure ! 




Mon avis :

Un récit empreint de sentiments, qui rentre aussi dans les lectures à faire dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale. 
En plus, un très bel objet livre, encore une proposition réussie, comme toutes les publications d'elyzad. Un format agréable à tenir en main, avec un beau papier. Une couverture au graphisme recherché, comme cette photo du disque de cette chanteuse grecque dont il nous parle page 220, cette chanson qui lui donne des frissons et qui lui rappelle son passé.


Μαρίκα Παπαγκίκα MARIKA PAPAGIKA - SMYRNEIKO MINORE (1919)
ΡΕΜΠΕΤΙΚΑ ΚΑΙ ΑΜΑΝΕΔΕΣ 

ΡΕΜΠΕΤΙΚΑ ΚΑΙ ΑΜΑΝΕΔΕΣ
Mise en ligne le 27 févr. 2009
Σμυρνέικο μινόρε (Νέα Υόρκη, 1919)

Αν μ αγαπάς κι είν όνειρο, ποτέ να μην ξυπνήσω,

μες τη γλυκιά τη χαραυγή θέε μου ας ξεψυχίσω.

Un grand merci aux Editions elyzad dont j'ai particulièrement apprécié l'envoi de la part d'Elisabeth Daldoul qui m'a permis de découvrir Cécile Oumhani.

Pour suivre les publications  la page Facebook : https://www.facebook.com/elyzad/

Pour en savoir plus :
Edition elyzad
ISBN : 978 9973580870
parution 3eme tri 2016
284pages,  sous couverture illustrée, 
Couverture : Hella Chelli
prix : 19.90 € (20.00 DT)

L'auteure :



Ajoutée le 7 juil. 2016

Cécile Oumhani vous présente son nouveau roman "Tunisian Yankee". Sortie septembre 2016.

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