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jeudi 22 septembre 2016

La Bête noire 7 : "L'Affaire Léon Sadorski" de Romain Slocombe"

"LA BÊTE NOIRE" s'affirme comme un découvreur d'auteur et de titre sélectionnés parmi les postulants au prix Goncourt de la rentrée littéraire 2016


Parution du mois d'août 2016, "L'affaire Léon Sadorski" de Romain Slocombe.



Quatrième de couverture :
Le pire des salauds, le meilleur des enquêteurs.
Avril 1942. Au sortir d'un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l'Occupation. Pétainiste et antisémite, l'inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d'un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d'intervenir contre les « terroristes ».

Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, ou on le jette en prison. Le but des Allemands est d'en faire leur informateur au sein de la préfecture de police... De retour à Paris, il reçoit l'ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d'appartenir à un réseau antinazi.

En Bref :

Angoissante époque que l’auteur tente de faire revivre, avec talent, dans cette histoire ! Comment vivre sa vie, quasi normalement si possible, vue les circonstances.

Pour certains, avoir l’air d’obéir aux ordres, sans trop de zèle, mais quand même avec assez de diligence pour ne pas éveiller les soupçons, ni des pour, ni des contre. Pour d’autres, complètement  gagnés à la cause du nouvel ordre qui règne en France, ou pas, comment savoir ? 
Savoir ouvrir les yeux, et écrire des lettres, le plus souvent anonymes, on ne sait jamais !  Car il y en a deux des "France" celle de Vichy, et l’autre la libre, à Bordeaux. 



Quelle époque que l’auteur tente de faire revivre avec talent dans cette histoire. Vivre sa vie, quasi normalement si possible, vue les circonstances pas facile.
L’inspecteur de police Léon Sadorski, se retrouve face à une situation particulièrement délicate. L'affaire d'une jeune femme est retrouvée sur la ligne de ceinture autour de Paris, Abattue de plusieurs balles, mais aussi violée semble-t-il. Cette morte avait un lien de parenté avec une famille dont l’inspecteur avait une enquête en cours. Mais, il semble qu’il ne soit pas le seul à s’intéresser à ce crime, lui révèle le médecin légiste chargé de l’autopsie à l’Institut Médico-Légal ! Un rapport a déjà été prélevé du dossier par un officier allemand...

« Cela ne plait pas beaucoup à Sadorski. Tout ce qui se passe dans un périmètre autour de l’Etoile – avenue Kleber, par exemple – risque de toucher, de près ou de loin, à des services de la Gestapo. Source d’ennuis possibles pour un policier français. » [p.339]

Du suspens, des rebondissements, mais également des pages d'histoire de Paris, sous l'occupation. Il y a tout ce qu'il faut pour une belle lecture ! 

Mon avis : ****
Difficile tentative d’auteur, de faire revivre cette période dont toutes les cicatrices ne sont pas encore totalement refermées. Une visite de certains quartiers de Paris qu’on ne verra plus de la même façon, en pensant à ce livre.

J’ai particulièrement apprécié l’imposante bibliographie publiée en annexe à la fin de ce roman. une aide précieuse peut-être de la matière à se documenter plus avant sur certains sujets. 

La page du livre chez l'éditeur : 

Pour en savoir plus : 
Éditeur : Robert Laffont
Collection LA BÊTE NOIRE
ISBN : 2-221-18777-6
Parution : 25 Août 2016
Format : 140 x 225 mm
Nombre de pages : 512
Prix : 21,00 €

dimanche 11 septembre 2016

Mes lectures de l'été : C'était Tunis 1920 ... Maherzia Amira-Bournaz

Ressortir de vieux livres du fond de sa bibliothèque et se remettre à les feuilleter, puis à les relire ... 



C'était Tunis 1920, 
Maherzia Amira-Bournaz

Editions Cérès (Tunis)




Quatrième couverture :
 "Une fois que vous aurez refermé ce beau livre si instructif et si tendre, gardez-le bien soigneusement parmi vos propres souvenirs de famille et veillez à ce que vos enfants et les jeunes qui vous entourent le lisent ; ainsi vous aurez moins de remords si vous ne leur avez pas assez narré l’histoire de votre maison et plus de nouvelles informations à leur fournir si vous avez la sagesse de prêter habituellement attention à ce devoir souriant qu’ils attendent de vous.
Et puis, faites aussi une autre chose encore : écrivez à l’auteur, pour le convaincre de vous raconter la suite."

Frédéric MITTERAND

Le livre : 
Malheureusement, il nous est impossible de lui écrire, car l'auteure nous a quitté et a déposé sa plume à jamais, en 2002.

En Bref : 

Voilà un livre de souvenirs de l’auteur, Maherzia Amira-Bournaz  nous évoquant la vie de Tunis dans les années du début du siècle. Le quotidien de la famille, comment chacun vivait, les occupations de tous les jours qui peuvent faire sourire les plus jeunes.
N'oublions pas quelles étaient les conditions de confort au début du siècle. 

Mon avis :
Pour celles et ceux qui ont connu cette période, et les années 50 où vivaient encore les individus de ces scènes, voilà un ouvrages idéal, afin de se recadrer, nous qui avons tendance à toujours pester contre tout dès qu'une brindille vient se coincer dans notre routine !

J’ai une bouffée de souvenirs qui m’étreignent le cœur. Je repense à une femme qui ressemble à toutes ces femmes de cette époque. Je la revois, préparer ses réserves de couscous, de petites pâtes ; Après l'Aïd, les Kadides de viande séchées, les osbanes d'épices. Je revois ces cordes à linge tendus entre deux fenêtres dans un angle de la cour. où elle suspendait la viande à sécher, les boulettes attachées en grappe par du fil à coudre. Puis les ranger dans des pots en argile vernissés rempli d'huile d'olive.

Cette relecture de mes livres tunisiens dans ma bibliothèque tunisienne, c'est me faire revivre bien des années vécues baignées de ces traditions qu'il ne faut pas que la Tunisie oublie. C'est son Patrimoine, ses Arts et Traditions populaires !

une nouvelle édition a été réédité en poche : 

 

Auteur  M. Amira-Bournaz
Editeur  Ceres Production
Date de parution  janvier 2003
EAN  978-9973193865
ISBN  9973193865

à suivre :

Maherzia se souvient, Tunis 1930 

Dans le second ouvrage, Maherzia Bournaz se fait le chantre de la vie tunisienne de 1927 à 1945. Elle relate en un style simple et vivant, son adolescence sous le protectorat français. C’est l’occasion pour elle de faire revivre la vie quotidienne d’antan avec la présentation de son quartier, sa maison, ses parents, sa famille et voisins, les traditions, les fêtes et les rites. Elle émaille son récit d’attachantes anecdotes, de scènes prises sur le vif, de contes de son enfance, de remèdes naturels, de tabous et de superstitions de l’époque. Elle offre au lecteur une fresque humaine riche et variée tout en lui faisant visiter et aimer les lieux avec un raffinement où l’Orient et l’Occident insensiblement se marient. C’était Tunis 1920 et Maherzia se souvient, sont de vivants témoignages sur un monde lointain qui nous est cher et dont le souvenir méritait de survivre à travers le vécu personnel de l’auteur.

L’auteur :
Maherzia Amira Bournaz (1912-2002), mère de quatre enfants, est née à Tunis. Auteur d’articles et de contes qui lui ont valu des prix (Club Tahar Haddad et Services Culturels Français). C’était Tunis 1920 est son premier livre, suivi de Maherzia se souvient, Tunis 1930.



(page en construction) à suivre ...

samedi 3 septembre 2016

Mes lectures de l'été ... L'invasion de la Mer Jules Verne

Quelques problèmes dus à l'éloignement, à un besoin de faire une cure de désintox à Internet, et puis à un problème technique d'ordinateur tout bête, qui lui aussi avait encore besoin de vacances ... m'ont éloigné de ma page. Cela m'a permis de disposer de temps pour lire, mais aussi relire certains livres dont je vais parler cette semaine.

Puisque je retournai en Tunisie, j'ai voulu ressortir un vieux livre, de Jules Verne dont la Tunisie se trouve être le cadre de cette dernière histoire.

"L'invasion de la Mer"



Cette idée de faire des chotts tunisiens, et algériens, une nouvelle mer, afin d'amener l'activité dans cette zone désertique, est étudiée sérieusement par plusieurs ingénieurs. Aidés de l'armée française, qui a des régiments dans ces territoires sous Protectorat. On consultera le dossier concernant Géologues et mer intérieurhttp://www.annales.org/archives/cofrhigeo/mer-sahara-2.html

Cependant, les habitants des oasis dont les jardins seraient submergés par la réalisation de ce  projet, seraient ruinés. Toutes les récoltes, de légumes et de fruits, de dattes qui nourrissent tant de monde anéanties ! 
"D'ailleurs, le Djerid, le pays des dattes, compte plus d'un million de ces arbres, dont il existe cent cinquante variétés de leur fruit, entre autres la "datte-lumière", à chair transparente, est de qualité supérieure. " [VI de GAbes à Tozeur p.103]

Les peuplades Touaregs, qui elles vivent du commerce des caravanes, ne sont pas d'accord, car le trafic maritime annoncerait la fin de leur vie nomade. Vie à laquelle certains tiennent absolument et ne sont pas prêts à se sédentariser. Ils sont fiers, les hommes et surtout les femmes qui souvent gouvernent les familles ! Il va falloir compter avec leur pouvoir de rallier les familles qui règnent sur le Désert ! Pas si désert que ça, tout compte fait !

Jules Verne a bien compris le problème qui va se poser dans la région, il en fait donc le sujet de la dernière histoire qu'il va donner au journal qui commencera de le publier en feuilleton avant sa mort. 

Il est venu en Algérie avec son bateau, avant d'écrire sont histoire, et a poursuivi jusqu'en Tunisie par le train, pour mieux connaître les lieux.

On trouvera des personnages attachants, en particulier un certain chien "Coupe à cœur" très intelligent, grand ami d'un cheval Va d'lavant,  et le Mare chef Nicol... 23


D'autres romans de Jules Verne auront la Méditerranée pour cadre. Bientôt quelques titres à lire, si cette partie de son oeuvre vous intéresse. [Hector Servadac (1877) - Mathias Sandorf (1885) ...]

Grace à Gallica, nous pouvons retrouver proposés à la lecture sur Internet, les textes tombés dans le domaine public. Je vous propose donc, de lire l'édition illustrée de chez Hetzel (juillet 1905) 
 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96076223/f15.image

à propos de
Sur Jeune Afrique : http://www.jeuneafrique.com/123123/archives-thematique/jules-verne-le-tunisien/

Mon avis : ****
Un roman, bien documenté, sur les us et les coutumes de certaines populations  occupants le Sud de la Tunisie. Les habitats, les cultures. On lira avec plaisir cette aventure méditerranéenne. 


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