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lundi 13 novembre 2017

Quelques lectures de la rentrée septembre octobre novembre 2017

Dans la catégorie POLAR, Un auteur que je viens de découvrir, JEAN PIERRE DE LUCOVICH.
Ce sont les titres et les couvertures de ces livres réédités en collection poche chez 10/18, Grands détectives, qui ont accroché mon regard et mon intérêt.
Je recherche des livres ayant pour sujet Paris sous l'occupation allemande. 

Premier livre de la saga. Un jeune policier Jérôme Dracéna, choisi de quitter la police où oeuvre déjà son père, pour devenir "un privé".

"OCCUPE-TOI D'ARLETTY !"

Le détective Jérôme Dracéna enquête dans le Paris de l’Occupation sur les auteurs des menaces de mort adressées à Arletty.


Qui envoie des petits cercueils et des lettres de menaces à Arletty ? La vedette d’Hôtel du Nord vit une histoire d’amour avec un officier allemand, et ne s’en cache pas. Appelé à son secours, Jérôme Dracéna, un ancien flic de la Crim devenu détective privé, va enquêter dans le Paris de l’Occupation et découvrir que les auteurs des menaces ne sont pas ceux qu’il croyait. Des boîtes de Pigalle au Fouquet’s en passant par le fameux One Two Two et les cocktails du gratin de la collaboration, Jérôme fait des rencontres à haut risque, dont Henri Lafont, le chef de la Gestapo française de la rue Lauriston à l’amitié encombrante…


« À travers un polar rétro qui explore les salons et les bas-fonds de la collaboration, Jean-Pierre de Lucovich ressuscite la gouaille libertine d’Arletty, sa désinvolture souveraine et anar, sa voix acide mais caressante. » François Caviglioli – Le Nouvel Observateur
Roman Lauréat du prix Arsène Lupin 2012

Mon avis : 
Voici, en plus d'une histoire policière, un témoignage sur la vie parisienne sous l'occupation. Quand au style, très agréable, nous avons plaisir à nous attacher à ces personnages. 

Pour en savoir plus : 
éditions 10/18
DATE DE PARUTION 21 JANVIER 2016
264 pages
Format : POCHE
9782264066800
Prix : 7,10 €

"SATAN HABITE AU 21"

Le détective Jérôme Dracéna est de retour pour une enquête dans le Paris de l’Occupation, sur les traces de l’effroyable « Docteur Satan », alias Marcel Petiot.


Paris, 11 mars 1944. Appelés pour un incendie rue Le Sueur, les pompiers découvrent dans les caves d’un hôtel particulier un charnier de vingt-sept cadavres dissous dans la chaux vive. L’enquête révèle que le propriétaire, un certain Dr Petiot, avait promis à ses victimes de les faire passer en Amérique du Sud, moyennant finances. Lancé à la poursuite de celui que la presse surnomme « Docteur Satan », le détective privé Jérôme Dracéna va devoir affronter un génie du crime, un maître de l’illusion, mélange diabolique de Fantômas et du Dr Mabuse.



« Du plus effroyable fait divers de l’Occupation, Jean-Pierre de Lucovich tire un polar qui ressuscite le Paris interlope de l’époque. Avec brio. » Delphine Peras, L’Express
Mon avis :
Un excellent moyen, à la lecture de ce livre, de découvrir pour les plus jeunes, toutes la culture de l'époque. Cinéma, music hall, etc.  La vie quotidienne, pas facile, des ménagères pour trouver de quoi ne pas mourir de faim, avec quelques légumes, de la viande de temps en temps... et les tickets de rationnement pour tout ! 

Pour en savoir plus :
Editions : 10/18
DATE DE PARUTION 05 JANVIER 2017
Grands Détectives
504 pages
Format : POCHE
9782264066817
Prix : 8,8O €

L'auteur : 
Longtemps journaliste à Paris Match, L’Express, Lui, et Vogue Homme, Jean-Pierre de Lucovich est l’auteur d’Occupe-toi d’Arletty ! (prix Arsène Lupin 2012), un premier roman salué pour sa « plume aussi alerte que bien documentée » (L’Express) et ses « trouvailles à la Frédéric Dard » (Frédéric Beigbeder). Satan habite au 21 est la deuxième enquête du détective Jérôme Dracéna dans le Paris de l’Occupation.Grands Détectives

dimanche 2 avril 2017

"Carnaval" La Nouvelle Orleans des années 1919, et un tueur à la hache qui sème la terreur...

Dans un article de mes agendas, j'ai évoqué "New Orléans, une ville sauvée par la musique", après l'ouragan Katrina (http://mescarnetsdenotes.blogspot.fr/2017/03/only-new-orleans-une-ville-sauvee-par.html)



Afin de boucler la boucle, je me dois d'évoquer cette ville aussi dans On ne lit jamais trop

"Carnaval",  de Ray Celestin situe son histoire dans la Nouvelle Orléans des années 1919. 
Traducteur Jean SZLAMOWICZ.

Premier roman remarqué par la critique, parce que original. Un vrai travail de recherche dans les archives pour nous retracer ainsi avec une telle véracité tous ces faits divers qui faisaient la vie des bords du Mississippi. 

Une ambiance que l'on croit retrouver au fil des pages.  


Quatrième de couverture :
Un premier roman exceptionnel, basé sur des faits réels survenus à la Nouvelle Orléans en 1919. Tandis que la musique envahit la ville, un tueur frappe...
Au cœur du Sud profond, La Nouvelle-Orléans, construite sur des marécages en dessous du niveau de la mer, a toujours été aux prises avec tornades, inondations et épidémies de toutes sortes. La nature du sol en fait une cité qui s’affaisse, où les morts ne peuvent être enterrés. Alligators, serpents, araignées hantent ses marais. Nombre de menaces ont toujours plané au-dessus de la ville. Et pourtant…

Lorsqu’en 1919 un tueur en série s’attaque à ses habitants en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant siciliennes, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l’agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D’Andrea, vont tenter de résoudre l’affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets… Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.

-=-=-

Que dire de plus : Une idée vraiment originale ! Faire de ce roman classé "thriller", (car il s'agit quand même de retrouver l'auteur de ces crimes horribles, qui sème la terreur, avec ces cadavres massacrés à la hache), le moyen de retracer l'histoire de personnalités qui ont vécu et marqué cette ville. 
Nous y retrouverons entre autres Lewis Armstrong faisant ses premiers pas, dans les bandes musicales des rues, lors des enterrements comme le veut la tradition, aux accords de "Oh, Didn't He Ramble" ... 
https://www.youtube.com/watch?v=Q4dZ5tmOd7A

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Mise en ligne le 1 avr. 2010
"New Orleans Function" (Handy) here played by the American trumpetist Louis Armstrong and his band.

« Le maître de cérémonie siffla et la musique s’éleva, transformée et entraînante, un « Oh, Didn’t He Ramble » sonore à l’ironie libidineuse.  Les soufflants s’époumonaient, l’escorte se mit à danser entre les tombes et les compagnons des différentes associations sortirent les bouteilles de bière et de bourbon pour porter un toast à la mémoire du défunt. Une atmosphère de carnaval s’empara du défilé et l’accompagna à travers les méandres du cimetière pour retourner vers les rues de la ville, rejoint par tous ceux qui voulaient participer à cette célébration. La masse des fêtards prit le chemin de la maison où s’était tenue la veillée. » [p. 22/23]

On replonge aussi dans ce qui faisait le quotidien de cette contrée, un autre monde qui aurait pu être la France. Le faiseur de musiciens qui seraient encore écouté 100 ans plus tard, KID ORY ...


L'homme de la Nouvelle-Orleans : Kid Ory et son Creole Jazz Band - 01/01/1955

« Lewis lui expliqua que la fin de la guerre, ça voulait dire la réouverture des boîtes de nuit et que les musiciens avaient à nouveau plein de boulot. Il lui raconta que ça marchait à fond pour lui : Kid Ory l’avait embauché pour jouer dans son groupe au New Orleans Country Club tous les samedis. Et, quelques mois plus tard, lors ‘un concert au Cooperator ‘s Hall, Fate Marable l’avait entendu jouer et l’avait engagé pour se produire sur les bateaux à vapeur de la compagnie Streckfuss qui faisaient les croisières sur le Mississippi. » [p. 55/56]

 "Carnaval" nous permet d'évoquer les habitudes culinaires des habitants, dans les quartiers pauvres également. Le po'boy, sorte de casse-croûte dans lequel on retrouve tout le repas, pain, légumes et viande ou poisson. Allez faire un tour sur mon blog culinaire : 
-=-=-
Mon avis :
Les beaux jours approchent, l'heure d'été est programmée, donc un peu plus de temps pour se plonger dans de bons livres, en profitant des rayons du soleil. 
Je conseille Ray Celestin, car un nouveau livre "Mascarade" vient de sortir en février 2017, Chicago, comme décor devinez quels seront les personnages ... (Il faudra attendre 2018 pour le poche) 


Pour en savoir plus :
Editeur : Cherche-midi
ISBN: 9782749141954
ISBN numérique: 9782749143545
Date parution: 15/05/2015
Dimensions: 220 x 140 mm

Nombre de pages: 496
Prix : 21.00€/7.99€

EN POCHE
Editeur 10/18

Grands Détectives

Nombre de pages : 528
Format : POCHE
9782264066312
Prix : 8.80 €

mercredi 11 janvier 2017

Le Sang de la vigne

Le sang de la vigne

Je viens de découvrir une série policière à la télévision.  Cependant le thème de cette série, parlant de vigne et d’œnologie. alors que je viens d'ouvrir un chapitre sur l'Hôtellerie et la restauration dans les séries justement a accroché mon intérêt. 

Il s'agit de mise en image d'un ensemble de livres "policier" ayant pour cadre des châteaux et des propriétés viticoles dans différentes régions. Les auteurs sont Jean-Pierre Alaux et Noël Balen dans la collection éponyme, tous publiés chez Fayard.



au fur et à mesure des diffusions des films à la télé, (sur France 3) Le Livre de Poche réédite le livre correspondant. 
(actuellement 3 volumes seulement)
Collection Fayard :
http://www.lesangdelavigne.com/index.php#du_tome_1_a_18

une nouvelle série consacrée à la table :


CRIMES GOURMANDS : la série pour les gastronomes du polar !

De la cave à la cuisine, il n'y a qu'un pas. Et les éditions Fayard l'ont franchi. 
Noël Balen, en collaboration avec Vanessa Barrot, lance la nouvelle série " Crimes gourmands ". Le premier volume s'intitule " Petits meurtres à l'étouffée ", une déambulation intriguante dans les bouchons de Lyon, capitale des fines gueules.
Ont suivi " La crème était presque parfaite " qui se déroule en Normandie, ainsi que " Un cadavre en toque " qui a pour cadre Paris.
Le 4ème volume " Mortelle fricassée " investira prochainement les terres du Périgord.

dimanche 1 janvier 2017

Jour de l'An ! 1er janvier 2017




Meilleurs vœux pour cette nouvelle année ! 

Beaucoup de belles lectures ...

















Quelques douceurs ...



A très bientôt ...

mardi 20 décembre 2016

Souvenirs de voyages d'une romancière en Moyen-Orient

En cette période plus que troublée dans cette partie du Monde, je me rappelle d'un livre qui m'a également évoqué des séjours en ces terres du Moyen-Orient.


Quatrième de couverture :

"Je me suis aperçue que mes pensées se tournaient de plus en plus vers mes séjours en Syrie, écrivait Agatha Christie en 1944, car après quatre années passée sous les bombes, je mesure combien nous étions incroyablement heureux alors. J'aime ce pays fertile et paisible, le naturel de ses habitants qui savent rire et apprécier la vie, qui sont indolents et gais, dignes et bien élevés, dotés d'une grand sens de l'humour, et pour qui la mort n'a rien de bien terrible."

« Épousez un archéologue : plus vous vieillirez, plus il vous aimera », a dit un jour Agatha Christie (1890-1976). Cette fine mouche qui riait de tout, pratiquait l’autodérision avec un art consommé. Outre ses soixante-dix romans policiers, il y a mieux et beaucoup plus savoureux que son autobiographie : ce sont ses aventures au Moyen-Orient qu’elle publia en 1946 pour répondre à tous ceux qui lui demandaient sans cesse comment elle avait vécu là-bas auprès de son deuxième mari. Comment pouvait-elle imaginer, en effet, alors qu’elle voyageait pour la première fois à bord de l’Orient-Express en 1928, combien son existence allait être modifiée à jamais ? Elle laissait en Angleterre une enfance heureuse passée dans un manoir victorien du Devon, l’échec d’un premier mariage et une carrière littéraire déjà bien assise pour partir en Iraq à la découverte des champs de fouilles d’Our, invitée par les archéologues Leonard et Katherine Woolley. La romancière avait toujours été fascinée par l’Orient, à tel point qu’elle rendit de nouveau visite à ses amis l’année suivante.

Cette fois, les Woolley eurent l’excellente idée de la confier à un jeune archéologue prometteur, Max Mallowan. Ce dernier devint son cicérone, ils visitèrent ensemble la Chaldée et s’éprirent l’un de l’autre. Agatha était âgée de quarante ans, Max n’en avait que vingt-six, mais il la trouvait irrésistible d’intelligence, de charme et d’esprit, qualités qu’elle-même appréciait chez ce garçon si singulier qui n’avait jamais lu aucun de ses romans et n’était nullement impressionné par sa notoriété. Ils se marièrent avant la fin de l’année. Commença alors une vie de voyage avec son époux. Ils travaillèrent essentiellement en Syrie et en Iraq, et Agatha l’accompagna avec joie dans ses pérégrinations. Elle continua à écrire ses propres ouvrages sur place tout en étant une assistante précieuse pour son mari. Elle prenait des photos, les développait, étiquetait les objets trouvés. (Pour dépoussiérer les plus fragiles elle utilisait une aiguille à tricoter et un pot de crème pour le visage !)

La Romancière et l’archéologue regroupe cinq saisons de fouilles entre 1934 et la fin des années 1930 avec toujours pour fil directeur une solide expérience de la nature humaine et un humour inoxydable, et ce quel que soit le sujet évoqué – la constipation des ouvriers ou les sous-vêtements d’un chauffeur. Rien n’échappe à Agatha Christie, depuis les dissensions opposant les diverses ethnies jusqu’au sort des femmes musulmanes. Notons que ces voyages lui inspirèrent trois de ses plus célèbres romans : Mort sur le Nil, Le Crime de l’Orient-Express et Meurtre en Mésopotamie.

En Bref :
 Souvenirs de voyages d'une romancière en Moyen-Orient, alors que son second mari est en campagne de fouille archéologique en Syrie, Agatha Christie décide d'aller le rejoindre, et devient son assistante, tout en continuant à écrire des romans ... 

Un excellent moyen de revivre la découverte des sites tels que Palmyre
"Enfin, après sept heures de chaleur, de monotonie et de paysages désertiques, Palmyre ! Selon moi, tout le charme de Palmyre réside dans cette beauté étrange qui surgit d'une manière féerique en plein désert. C'est un lieu irresistible, singulier et incroyable qui porte en lui toute l'invraisemblance théâtrale d'un rêve. Cours, temple, colonnes en ruines ..." [p. 42]

Mais également d'autres lieux remarquables ! 

Pour en savoir plus :
Éditeur : Payot
ISBN : 9782228899437 
parution : février 2005
Grand format : 256 pages
Genre : Afrique

Collection : Petite Bibliothèque Payot/Voyageurs

Prix : 21.00 €

Existe en format poche 

dimanche 30 octobre 2016

Mes lectures de l'été : De miel & d'aloès ... Ali Bécheur

Ressortir de vieux livres du fond sa bibliothèque et se remettre à les feuilleter puis à les relire ...



"De miel & l'aloès"  Ali Bécheur



Quatrième couverture :

« Telle une nausée, remonta du fond de ma gorge, la nostalgie d’un temps antérieur à l’expression touristique ; vague amère surgie de l’horizon perdu d’un continent naufragé, de quelque Atlantide engloutie sous le béton, encore bouillonnante de l’écume des jours anciens. Je m’y revis, courant vers le parasol de Narjès, planté sur la plage, pareil au phare d’une île flibustière, embaumée de vanille ; le marchand de cacahuètes y criait son existence infra-cartésienne : « Je suis là, je suis là ! » Et chacun d’entre nous, Narjès, Mourad, moi et les autres, tous les autres, à peine émergés tout éblouis de l’adolescence, nous commencions sans même nous en douter, à élever, pierre à pierre, brique sur brique, avec l’obscure patience du temps qui gèle les passions les plus ardentes, le mur épais de nos silences ; à verrouiller la forteresse sur nos vies désertiques, à l’enclore de remparts si hautes qu’ils nous cachaient les uns aux autres obstruant du même coup la liberté bleue de la mer … »


-=-=-

Sujet : 
Tranches de la vie d'un homme qui se rappelle et nous raconte, ses souvenirs. 
On arrive comme des invités de marque, autorisés à pénétrer dans le salon d'apparat, pièce utilisée que pour les grandes occasions. 


« Le salon bénéficie d’un statut particulier ; voué à l’apparat, on ne l’ouvrira que pour les circonstances solennelles ou les cérémonies : visites protocolaires ou circoncisions, fiançailles, mariages, ou encore funérailles. Jouissant ainsi du privilège d’exterritorialité, il échappera aux vicissitudes qui jalonnent l’histoire d’une demeure : vases ébréchés, tables bancales, fauteuils bancroches, ou jouets éparpillés sur le tapis. Le passage des années le laissera tel que les fiancés l’ont décoré avant même les épousailles. Les frais en sont à la charge du promis, de même que, suivant une coutume corollaire, l’aménagement de la chambre à coucher incombe à la future maîtresse de maison. [p. 9]
Le grand-père et ses rituels  et les moments partagés où il accompagne l'aïeul. L'admiration de l'enfant, envers cet homme respecté. Les promenades dans le souk des parfumeurs, puis le long de la Grande Mosquée, pour enfin s'asseoir sur le siège du barbier Si AbdelHak. Moment où l'on cause, en attendant son tour. 



Puis vient le temps des études, où l'enfant devient adolescent. Les découvertes de soi, des émotions de l'adolescent vers l'autre sexe. Les premières fois, où l'on ose avec un copain franchir le pas de la porte. 

Dans une civilisation où les hommes et les femmes ne partagent pas grand chose. Chacun sa vie, dans un coin de la maison aussi, les femmes au fond, où à l'étage, dans les chambres où les fenêtres sont munies de moucharabiehs afin qu'elles puissent voir sans être vues. Les hommes dehors, le plus souvent, au café quand ils ne sont pas à leur travail. 

Puis vient le temps de partir faire ses Universités à Paris le plus souvent. Le Quartier Latin, le changement de monde, de climat, de couleurs du ciel aussi ! Tout un dépaysement. 


« Et pourtant, en avais-je assez rêvé de ce moment où affranchi du servile statut de l’élève –assujetti à la double férule de la famille et du lycée- je m’élèverai enfin à la condition libre de l’étudiant ! Liberté neuve que j’étrennais –comble de bonheur ! – à Pairs, cité légendaire où s’ébauchent les grands destins, se nouent les grandes amours. » [p.71]



Enfin, toute une partie de la vie d'homme, qui retourne au pays, diplôme en poche pour mener sa vie. Tout change, de nouveaux quartiers se construisent. Le mariage, les anciens amis, qui ont chacun fait leur vie, plus ou moins réussie ! Donc les comparaisons, les critiques, ... La vie de chacun est-elle conforme à ses aspirations. L'amitié résistera-t-elle aux différentes sociétés qu'on fréquente.

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Mon avis
Une lecture qui fait revivre, aux lecteurs de la même génération, des moments dans nos souvenirs également. Surtout lorsque nous avons connu aussi la Tunisie de cette période, dont les us et coutumes se maintenaient encore dans bien des familles. Cette deuxième partie du XXe siècle, période de modernisation, de transformation, parfois difficile en France, alors imaginez en Tunisie qui devait naître comme nouvelle entité politique, Tunisie libre et autonome, tout en restant liée à son ancien Protectorat, le temps d'organiser ses propres structures. 
Ce premier roman d'Ali Becheur, (1989) annonce un auteur francophone qui manie la plume et la narration avec une certaine maîtrise. 

D'autres titres vont suivre. 

Pour en savoir plus :
Editeur : Cérès Productions
ISBN : 9973 700 07 4
Date de parution : 4e trimestre 1989
211 pages



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 Article en construction ...

samedi 29 octobre 2016

Les Prix Littéraires 2016

Septembre 2016, l'automne arrive avec les matins brumeux, pluvieux ! Mais un sourire soudain illumine ma face, avec la pensée que non seulement les feuilles des arbres vont tomber et se ramasser à la pelle ... comme le dit la chanson. 

Les "feuilles de choux", les journaux aussi vont nous offrir des articles pour entretenir le suspens. Qui obtiendra le Goncourt, le Renaudot, etc. On va nous tenir en haleine pendant des semaines. Cela commence déjà, avec les premières sélections. 

Cette année j'ai relevé un "calendrier des prix littéraires 2016" qui nous est proposé par "Télérama" Pour avoir tous les détails, cliquez sur le lien ci-dessous :
 http://www.telerama.fr/livre/le-calendrier-des-prix-litteraires-d-automne-2016,147067.php



Prix Goncourt

Lauréat 2015 : Mathias Énard
6 septembre : 1ère sélection
4 octobre : 2e sélection
27 octobre : 3e sélection
3 novembre : proclamation


Prix Renaudot

Lauréate 2015 : Delphine de Vigan
6 septembre : 1ère sélection
date non connue : 2e sélection
date non connue : 3e sélection
3 novembre : proclamation


Prix Médicis

Lauréate 2015 : Nathalie Azoulai
12 septembre : 1ère sélection
6 octobre : 2e sélection
27 octobre : 3e sélection
2 novembre : proclamation


Prix Décembre

Lauréat 2015 : Christine Angot
15 septembre : 1ère sélection
20 octobre : 2e sélection
7 novembre : proclamation


Prix Femina

Lauréat 2015 : Christophe Boltanski
16 septembre : 1ère sélection
4 octobre : 2e sélection
24 octobre : 3e sélection
25 octobre : proclamation


Grand prix du roman de l'Académie française

Lauréats 2015 : Hédi Kaddour et Boualem Sansal
29 septembre : 1ère sélection
13 octobre : 2e sélection
27 octobre : proclamation


Prix du Roman des étudiants France-Culture - Télérama

Lauréat printemps 2016 : Olivier Bourdeaut
21 septembre : sélection
14 décembre : proclamation
NB : Les dates concernant le prix Interallié ne sont pas encore connues.
Source : Livres Hebdo